Programme de mentorat étudiant : guide pour l’université
Un programme de mentorat étudiant associe des étudiants à des alumni ou à des étudiants plus avancés, pour une série fixe de séances structurées. Un bon point de départ : six séances sur un semestre et environ cinq heures demandées à chaque alumni. Matchez sur la filière et le secteur visé, avec la langue commune comme règle obligatoire.
Choisir un modèle
Choisissez-en un et faites-le bien fonctionner avant d’en ajouter un deuxième.
- Mentorat de carrière alumni-étudiants. Des étudiants de dernière année associés à des alumni du secteur qu’ils visent. Objectif : y voir clair sur les métiers, les candidatures et les entretiens. Recruter les alumni est l’essentiel du travail.
- Mentorat entre pairs, des aînés aux nouveaux. Des étudiants de deuxième et troisième année accompagnent ceux de première année, pour favoriser la réussite et le sentiment d’appartenance. Peu coûteux en personnel, mais les mentors demandent plus de formation et de suivi.
- Mentorat associé à une bourse. Les cohortes sont petites et connues, et les financeurs veulent une trace de la participation : utilisez un plan de séances fixe et un reporting propre.
Les étapes de lancement sont les mêmes que pour tout programme ; voir comment lancer un programme de mentorat. Ce guide couvre ce qui est propre aux étudiants.
Obtenir le oui des alumni
Faites une demande petite et limitée : six séances vidéo de 45 minutes entre octobre et janvier, un étudiant de votre domaine, planification prise en charge. Cela représente environ cinq heures par semestre. « Devenez mentor » se lit comme un engagement sans limite.
- Commencez par les publics déjà proches : participants aux événements, donateurs, groupe LinkedIn des alumni, anciens intervenants.
- Indiquez le temps demandé et la date de fin dès le premier paragraphe.
- Recueillez un profil court : secteur, poste, langues, capacité d’un ou deux mentorés.
- Présentez les attentes sur une page : le plan de séances, les délais de réponse, qui contacter. Partagez ce qui fait un bon mentor en lecture préalable.
Remerciez bien les mentors : une lettre signée du doyen, le nombre de séances de chacun en fin de semestre, une attestation. Cela coûte peu et vous donne une raison de les solliciter à nouveau.
Candidatures et matching
Gardez la candidature étudiante courte. Demandez la filière et l’année, le secteur visé, les langues et deux ou trois objectifs dans une liste fermée (premier emploi, master, revue de portfolio). Ajoutez une ligne sur ce que l’étudiant attend d’un mentor. Cette dernière ligne montre aussi qui y a réfléchi.
- 1FiltrerLangue commune ; pas d’enseignant actuel
- 2Pondérer fortFilière, secteur visé
- 3Pondérer ensuiteObjectifs, puis disponibilités
- 4ExaminerComparer les candidats proches
- 5ValiderPuis ouvrir les réservations
Donnez le plus de poids à la filière et au secteur visé, puis aux objectifs, puis aux disponibilités communes. Traitez la langue commune comme un filtre, pas comme un critère pondéré : s’ils ne peuvent pas échanger facilement, ce n’est pas un match. Ajoutez de la même façon les règles propres au campus, comme ne jamais associer un étudiant à quelqu’un qui l’enseigne ou le note en ce moment.
À grande échelle, automatisez. Mentornity attribue un score à chaque match possible selon vos pondérations, écarte ceux qui ne respectent pas une règle obligatoire et vous laisse comparer les propositions côte à côte. La méthode complète est dans comment matcher mentors et mentorés.
Un semestre de séances
Six séances de 45 minutes toutes les deux semaines tiennent dans un semestre de 12 à 14 semaines, en laissant de la place pour les examens. Publiez le plan dès le départ pour que chaque match sache à quoi sert le prochain rendez-vous.
| Séance | Thème | Livrable |
|---|---|---|
| 1 | Présentations et objectifs | Une note d’objectifs d’un paragraphe, gardée par les deux |
| 2 | Relecture du CV et du profil LinkedIn | CV revu, profil mis à jour |
| 3 | Plongée dans le secteur | Une carte des métiers, des voies d’accès et du quotidien |
| 4 | Plan pour combler les écarts de compétences | Liste des écarts, avec cours, projets, certifications |
| 5 | Entretien blanc | Simulation complète avec retour écrit |
| 6 | Bilan et suite | Un plan d’action à 90 jours ; mises en relation si proposées |
- Matching
- 1 Objectifs
- 2 CV
- 3 Secteur
- 4 Plan de compétences
- 5 Entretien blanc
- 6 Bilan
- Marge examens
Ce plan est une base. Un match centré sur la poursuite d’études peut remplacer l’entretien blanc par la relecture d’un dossier de candidature. Dans tous les cas, chaque match doit finir avec un CV, un plan et un entretien répété.
Sécurité et encadrement
Prévoyez trois niveaux : des chartes signées, des rendez-vous visibles et un recours assuré par un membre de l’équipe.
- Une charte avant la première séance. Un court document de conduite : sujets professionnels, règles des rendez-vous, délais de réponse, façon d’arrêter avant la fin.
- Des rendez-vous dans le cadre du programme. Planifiez et enregistrez les séances sur la plateforme, en vidéo par défaut, pour que l’équipe voie que les rendez-vous ont lieu et repère les matchs à l’arrêt. Les coordinateurs voient l’activité, pas les conversations privées.
- Un interlocuteur nommé dans l’équipe, qui répond sous un jour ouvré, connu des deux parties.
- Des règles plus strictes pour les mineurs dans les programmes scolaires : accord des parents, canaux approuvés uniquement, pas de messagerie privée sur les réseaux sociaux, vérification des antécédents quand la loi l’exige.
L’enregistrement des rendez-vous est d’abord une mesure de sécurité. Voir le logiciel de mentorat étudiant pour la façon dont les établissements l’organisent.
Attestations
Pour un étudiant qui construit son premier CV, une attestation est une incitation peu coûteuse à aller au bout. Fondez-la sur des critères, par exemple cinq séances sur six et le questionnaire final. La lier au questionnaire augmente aussi votre taux de réponse.
Les attestations Mentornity ont un lien de vérification public qu’un employeur ou un jury de master peut consulter : elles valent la peine d’être ajoutées sur LinkedIn. Délivrez aussi des attestations aux mentors.
Rendre compte au doyen ou au conseil d’administration
Montrez la participation, l’activité, la satisfaction et deux témoignages :
- Demande : candidatures par rapport aux places.
- Couverture et assiduité : part des candidats mis en relation ; part des matchs ayant tenu cinq séances ou plus.
- Activité : séances tenues et moyenne par match.
- Satisfaction : notes des étudiants et des mentors, part de ceux qui recommanderaient le programme.
- Résultats : stages, offres d’emploi et admissions en master déclarés en fin de semestre, présentés comme des résultats observés chez les participants, pas comme des effets du programme.
- Deux citations, un étudiant et un mentor alumni, utilisées avec leur accord.
La routine hebdomadaire (régularité, matchs à l’arrêt, relances) est décrite dans comment gérer un programme de mentorat. Mentornity est gratuit jusqu’à 10 utilisateurs, assez pour mener une cohorte pilote ce semestre.